Histoire

La fanfare bre?silienne « Campesina Friburguense » nous vient de Nova Friburgo, dans l?e?tat de Rio de Janeiro. Fonde?e en 1870 par un groupe de re?publicains, cette socie?te? musicale peut se vanter d?une histoire ponctue?e de succe?s. Aujourd?hui, elle jouit d?une grande reconnaissance, non seulement gra?ce a? ses qualite?s artistiques, mais aussi gra?ce au ro?le important qu'elle joue tant au niveau social que culturel.

Au Bre?sil et dans d?autres pays, elle a participe? a? de nombreux concours ou? elle s?est toujours bien classe?e; elle a notamment e?te? 5 fois championne de son e?tat. En plus, elle est re?gulie?rement invite?e a? jouer lors de manifestations culturelles telles que les comme?morations de l?inde?pendance du Bre?sil ou les concerts de Noe?l, ou? elle remporte chaque anne?e un franc succe?s. Lors de ces manifestations et concours, elle repre?sente si bien la ville de Nova Friburgo qu?elle a e?te? de?clare?e comme

« patrimoine historique culturel de l?e?tat de Rio de Janeiro ».

Pour jouer au mieux ce ro?le d?ambassadrice, elle a re?pondu pre?sente a? plusieurs invitations de ses
« s?urs europe?ennes », les villes de Fribourg et de Freiburg im Breisgau. Chez nous, elle s?est produite en 1981 a? l?occasion des 500 ans du Canton, puis a? l?Expo 02. L?e?change culturel va dans les deux sens : il y a quelques anne?es, la Ge?rinia de Marly a e?te? accueillie a? Nova Friburgo. Au Bre?sil, la Campesina a profite? de son succe?s pour re?aliser plusieurs projets sociaux en partenariat avec de grandes entreprises locales et le gouvernement. Ainsi, elle posse?de une e?cole de musique et une fanfare de jeunes. Elle a e?galement mis au point un programme d?enseignement destine? a? des jeunes de?favorise?s a? qui elle offre, gra?ce a? la musique, un nouvel avenir.


 

La saga des Suisses à Nova Friburgo

En juillet 1819, 2000 Suisses s'expatrient au Brésil
Au début du 19ème siécle, les Suisses souffrent de la misère et de la faim. En 1816 et 1817, le blé et le foin n'ont pas poussé à cause d’une crise climatique grave. En même temps, le Brésil qui n'est plus une colonie portugaise et qui marche vers l'indépendance adopte une nouvelle politique de développement. Il place son espoir dans l'agriculture. Ainsi une rencontre Brésil-Suisse est possible.

En 1818, un diplomate fribourgeois signe à Rio de Janeiro un traité de colonisation. En voici les articles importants. Le Brésil donne gratuitement des terres à des agriculteurs suisses dans les montagnes de Rio de Janeiro...11 payent les frais de voyage. Selon l'article Xll du traité, la ville que les Suisses fonderont s'appellera « la Nouvelle Fribourg. » Le rêve brésilien de posséder des terres productives jamais tourmentées par le froid et le gel tournent et retournent dans la tête de plusieurs milliers de paysans suisses.Finalement, plus de deux mille personnes décident de devenir des émigrants, de quitter leur pays natal pour toujours et de tenter leur chance au Brésil. Voici, la statistique des 2006 émigrants par canton: Fribourg 830, Jura et Berne 500,Valais 160, Vaud 90, Argovie 143, Soleure 118, Lucerne 140, divers 25

Un voyage long et tragique

Le 4 juillet 1819, le départ des émigrants a lieu a Estavayer-le-lac. Après une messe solennelle, à midi moins le quart au bruit du canon, I'évêque bénit cette croisade de paysans qui part en bateau à Bâle rejoindre les émigrants du canton du Jura et ceux de la Suisse alémanique. Les barques du premier trajet s'appellent « Yverdon », « Grandson » et « Estavayer ». Puis les émigrants descendent le Rhin. Les émigrants vivent en Hollande une première épreuve. Pendant six semaines, ils attendent les navires. Ils sont parqués dans un camp. Ils souffrent d'ennui et sont attaqués par les virus de la malaria. Ils enterrent leurs premiers morts. En septembre, les Suisses prennent les chemins de la mer. Le voyage vire à la tragédie, les tempêtes brisent les mâts des voiliers. Les requins rôdent et mangent les morts. Plus de 400 passagers auront l´océan comme tombeau. En décembre 1819, les survivants débarquent à Rio de Janeiro. Ils mangent pour la première fois des oranges et des bananes. Puis ils montent dans les montagnes et arrivent à Nova Friburgo.

La fondation de Nova Friburgo

Le 17 avril 1820, Nova Friburgo entre dans l'histoire. Au son des fifres et des tambours, les Suisses inaugurent Nova Friburgo. Cest un Porcelet d´Estavayer-le-lac qui prononce le discours officiel. Les émigrants élisent leur premier conseil communal avec un Genoud, un Voirol et un Stecklin. lls célébrent leurs cultes des lieux de fortune.

Ils mettent en marche leur première école avec l'instituteur Bonaventure Bardy. Surtout ils défrichent et brûlent la forêt tropicale pour la transformer en terre nourricière. Tâche rude, dangereuse et surtout décourageante. Le sol se révèle ingrat. Mais certains s'accrochent et transforment la forêt vierge en alpage qui ressemble à ceux de Gruyère ou du pays d'En Haut. D'autres tournent le dos à cette terre qui ne tient pas ses promesses et s'en vont plus loin cultiver du café avec des esclaves. Nova Friburgo devient un centre de ravitaillement et une étape pour le transport du café au port de Rio de Janeiro. Sauvée, Nova Friburgo grandit. Les liens se perdent peu à peu avec la Suisse. Un vrai silence s'installe pendant 150 ans. Puis les contacts se renouent après la publication de la Genèse de Nova Friburgo de Martin Nicoulin en 1973.

L’Association fête son jubilé d’argent à Nova Friburgo

L’Association Fribourg-Nova Friburgo, en étroite coopération avec sa sœur brésilienne, a fêté ses 25 ans d’existence à Nova Friburgo du 13 au 17 octobre 2003. Avec une forte délégation suisse : le comité in corpore, la Chanson de Fribourg, le Consul de Suisse à Rio de Janeiro et plus de cinquante accompagnants. Pour la cinquième fois, les Suisses ont vécu avec leurs frères du Brésil de grands moments d’émotion, d’amitié et de joie. Tous les visiteurs se souviennent du défilé des enfants, des mélodies des fanfares, des performances artistiques des danseurs, de la réception chaleureuse de la Préfète Mme Saudade Braga et de l’immense churrasco offert par la Chambre municipale. Cette première journée s’est achevée par la nuit de Gala, où M. Herodoto Bento de Mello a raconté la genèse et les réalisations de l’Association. Martin Nicoulin, Président a été nommé membre d’honneur et a remercié les autorités et la population de Nova Friburgo pour leur accueil merveilleux. Ce soir-là, La Chanson de Fribourg et Canto Musarte ont conquis les cœurs et scellé à nouveau l’amitié entre les deux villes. La grande vedette de cette première journée a été le bus offert à l’AFAPE par l’association pour son jubilé d’argent. Le 15 octobre, les Suisses ont visité le site de Conquista ,fruit de la coopération entre Fribourg et Nova Friburgo. espace économique, culturel et touristique toujours en expansion. Avec la fromagerie-école, avec son mémorial, avec sa maison suisse, avec sa chocolaterie, avec son musée des oiseaux, avec ses boutiques. Avec fierté, les Suisses ont inauguré le pavillon René Pégaittaz, en reconnaissance à cet industriel suisse qui a permis à ce site de prendre son envol touristique. Ils ont aussi rendu hommage à M. Otto Schumacher qui a présidé l’Institut pendant 16 ans et félicité M. Marcel Schuwey, le nouveau Président. Le lendemain 16 octobre, les visiteurs, grâce au téléphérique, ont admiré les montagnes qui entourent et décorent Nova Friburgo et goûté à la générosité de Madame et Monsieur Juvenal Condack. Pendant ce séjour, les comités des deux Associations ont fixé leur programme de travail pour les années à venir : envoi d’une mission de spécialistes du tourisme, publication d’un livre de photographies, lancement d’une campagne pour permettre à l’AFAPE de grandir et de s’équiper. Ils ont pris connaissance aussi du rapport sur la Fromagerie élaboré à la suite de l’expertise effectuée sur place par M.Imier Collaud. Les responsables ont lu l’important éditorial de la Voz da Serra qui qualifie notre mouvement d’être « une ONG modèle ». La réussite de cette 5e rencontre est l’œuvre de toute une équipe ; mais un merci spécial s’adresse à M.Albert Bugnon, l’organisateur du voyage et à M.Jayme Jaccoud, le responsable des festivités à Nova Friburgo

La Fromagerie suisse fête ses 20 ans.

Le Suisse Marcel Schuwey, président de l’Institut Fribourg-Nova Friburgo, et le président de l’Association Fribourg-Nova Friburgo, Carlos Jayme Jaccoud, sont passés à la rédaction d’A VOZ DA SERRA vendredi dernier, 27 (juillet), pour nous révéler le programme de la commémoration des 20 ans de la Fromagerie suisse. La première manifestation solennelle aura lieu demain, 1er (août), à la Place des Colonisations, avec le lever des drapeaux. Pour les Suisses, le 1er août est une date particulière puisqu’il s’agit de la Fête nationale. Depuis le 26 septembre 2003, cette journée est fériée en Suisse, et de nombreuses manifestations ont lieu ce jour-là.

A Nova Friburgo, ce seront quatre jours de fête. Du 2 au 5 août sera mis sur pied le 5ème Festival du chocolat, comportant des cours et des conférences autour de ce produit. Dans une cantine couverte, différents produits dérivés du chocolat seront présentés et chaque visiteur aura la possibilité de goûter à ces différents délices. Chaque personne pourra acquérir, pour le prix de 10 reais, une magnifique tasse décorée qui lui permettra de boire du chocolat chaud à volonté pendant toute la durée de la fête.

Le samedi 4 sera le point culminant des festivités. A 16 heures sera inaugurée la statue du héros suisse Guillaume Tell, statue haute de près de quatre mètres, œuvre réalisée par l’artiste José Antonio Vieira. L’événement sera rehaussé par la présence de la consule (suisse à Rio), Mme Claudia Fontana Tobiassen et de différents hôtes d’honneur. Un chœur mixte agrémentera la manifestation tandis que le jeune Erico Fonseca, natif de Nova Friburgo et seul Brésilien membre du renommé Orchestre symphonique de Zurich, jouera les hymnes nationaux. La manifestation pensera aussi aux enfants, qui y trouveront une magnifique place de jeux avec diverses attractions. Dès lors, ceux qui voudront participer aux festivités en hommage aux premiers colonisateurs de notre cité se rendront à la Fromagerie suisse au km 49 de la RJ-130.

La fête va mettre en exergue l’histoire du héros suisse
La statue de Guillaume Tell à Nova Friburgo sera plus grande que celle d’Altdorf en Suisse. Guillaume Tell est le héros d’un pays fort éloigné du Brésil, la Suisse (et la Suisse est le pays des immigrants qui fondèrent Nova Friburgo en 1818). .

Le Festival du Chocolat en est à sa 5ème édition avec de nombreuses attractions.Le point culminant de l’événement promet d’être la Tente du Chocolat, un espace couvert où les visiteurs pourront se délecter de douceurs, notamment de truffes et de bonbons. C’est à partir de jeudi (2 août) que la Fromagerie suisse mettra en exergue son nouvel événement savoureux, dénommé « Festival du Chocolat » qui en sera à sa cinquième édition De multiples attractions, différents cours de fabrication, des conférences et une grande variété de bonnes choses promettent d’attirer des visiteurs de tous âges au district de Conquista et de répéter les succès des festivals précédents..
Le programme s’ouvrira ce jeudi 2 avec un cours de production de chocolats artisanaux donné par le maître chocolatier suisse Carlo Möckli. Celui-ci enseignera les secrets et les techniques de préparation des différents délices en chocolat.


Le point culminant de l’événement promet d’être la Tente du Chocolat, un espace couvert où les visiteurs pourront se délecter de douceurs, notamment de truffes, de bonbons, de tourtes, de gâteaux et de fondues. Celui qui achètera la tasse du festival aura le droit de boire du chocolat chaud durant toute la période de la fête. Les petits enfants pourront aussi se divertir avec un trampoline, un château-fort et un toboggan.
Le Festival du Chocolat fait partie du programme spécial de la Journée nationale suisse, fêtée le 1er août. Un autre point fort prometteur de ces festivités va être l’inauguration solennelle du jardin et de la statue de Guillaume Tell, le 4 août, à partir de 15h30, à la Fromagerie suisse. Après la cérémonie, on allumera les feux traditionnels, au son des hymnes et des chants, en hommage à la Journée nationale de la Suisse. Après les feux, chacun pourra participer à la soirée + queijo e vinho » (fromage et vin) à discrétion pour le prix de 30 réais.

On connaît très bien les propriétés thérapeutiques du chocolat depuis l’Antiquité. Pour les Aztèques, cet aliment était source de sagesse spirituelle, c’était un fortifiant et même un aphrodisiaque augmentant la puissance sexuelle. Pour les scientifiques, le chocolat est un excellent stimulant du système nerveux central et des muscles du corps, y compris le cœur.
Des études variées ont montré que les flavonoïdes présents dans le chocolat aident à maintenir un cœur en bonne santé, à avoir une bonne circulation et à réduire la coagulation sanguine. Selon les analyses, une petite barre de chocolat noir contient autant de flavonoïdes que six pommes, quatre verres de vin blanc et deux verres de vin rouge.

Le point fort des festivités marquant l’anniversaire de la Fromagerie suisse a été l’inauguration des jardins du Complexe et de la statue de Guillaume Tell, le héros suisse.

Il y a eu beaucoup d’animation durant toute l’après-midi et nombreux ont été ceux qui ont dégusté le chocolat chaud et autres délices proposés par le 5ème Festival du chocolat. Sur la photo, le président de l’Institut Fribourg-Nova Friburgo, Marcel Schuwey, prononce un discours au côté de la statue.

La fête a été honorée de la présence de la consule suisse à Rio, Mme Claudia Fontana Tobiassen
Sans que les Fribourgeois s’en soient rendu compte, deux décennies se sont déjà écoulées. Ce sont les vingt ans de la Fromagerie suisse, un complexe gastronomique et touristique qui se trouve au km 49 de la route RJ-130 (Nova Friburgo-Teresópolis), qui grandit et se consolide chaque jour, devenant un des plus grands motifs d’orgueil de notre ville.
Le point culminant des festivités marquant l’anniversaire fut l’après-midi du samedi 4 août, avec l’inauguration de la statue du héros suisse Guillaume Tell, symbole de la lutte contre la tyrannie, et des jardins du Complexe, qui a connu une intense animation durant toute la journée. De nombreuses familles sont venues s’éclater au 5ème Festival du chocolat, déguster des délices de toutes sortes à base de chocolat et emmener les enfants se distraire avec les jeux aménagés dans le vaste espace de la Fromagerie..
Contrairement à ce qui s’est passé en 1987, lorsque les Suisses, habitués au froid, ont été surpris par les basses températures que connaissait notre ville, cette année tous ont pu passer une belle et agréable après-midi d’hiver.
L’inauguration de la statue a été une cérémonie rondement menée et très solennelle, qui a ému tous les participants. Tous les orateurs ont relevé les mérites du superintendant de l’Institut Fribourg-Nova Friburgo, M. René Irénée Pégaitaz et ont affirmé que, sans son aide et sa généreuse participation, la Fromagerie ne serait certainement pas devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Beaucoup ont regretté l’absence du président de l’Association Fribourg-Nova Friburgo, M. Carlos Jayme Jaccoud, qui se remettait d’une opération chirurgicale et n’avait pu être présent. La Préfète, Mme Saudade Braga, n’était pas présente non plus, mais elle était représentée par la Secrétaire au Tourisme, Mme Cristina Bravo, accompagnée de son mari, le directeur du Sesc, M. Renato Bravo.
Le premier à prononcer son discours fut le Président d’honneur de l’Association Fribourg-Nova Friburgo, M. Heródoto Bento de Mello, qui a parlé, avec beaucoup d’émotion, des débuts de tout ce Complexe qui est aujourd’hui un des principaux points touristiques de la ville. Ensuite, l’assistance écouta les hymnes nationaux de Suisse et du Brésil interprétés par le trompettiste Erico Fonseca, seul Brésilien à jouer dans l’Orchestre symphonique de Zurich.

M. Marcel Auguste Schuwey, président du Conseil d’administration de l’Institut Fribourg-Nova Friburgo, a prononcé son discours en portugais. Il a relevé que la date la plus importante pour son pays est la Fête nationale suisse, le 1er août, date également choisie pour l’inauguration de notre Fromagerie école, il y a 20 ans. Il a souligné le talent de notre fromager. M. André Guedes, et en a profité pour remercier de sa présence le fromager suisse, le maître des maîtres, M. Othmar Raemy qui, en compagnie de sa famille, a repris le chemin de Nova Friburgo pour fêter cet anniversaire avec les Fribourgeois.
M. Schuwey a également parlé de la croissance et de la consolidation de la Fromagerie école suisse, qui comprend aujourd’hui une chocolaterie, un restaurant, un musée – la maison des Colonies, le musée des animaux empaillés, le pavillon des artisans et, dès aujourd’hui, une place grandiose dotée en plus d’une fontaine et de magnifiques jardins.
Sans parler de l’imposante statue de l’arbalétrier Guillaume Tell, en plein milieu du Complexe, haute de presque quatre mètres, un mètre de plus que celle de la ville d’Altdorf, en Suisse, œuvre de l’artiste fribourgeois José Antônio Vieira. Marcel Schuwey a conclu son discours en affirmant que l’un de ses rêves serait d’amener de Suisse un chalet typique de la région de Fribourg et de le reconstruire au milieu de la Place Guillaume-Tell. « L’avenir le dira, si Dieu le veut, et aussi l’argent » a-t-il plaisanté.
La fête a été également honorée de la présence de la consule suisse à Rio, Mme Claudia Fontana Tobiassen, représentante de l’Ambassadeur de son pays, M. Rudolf Bärfuss.

 

Le préfet Herodoto à Fribourg pour la St. Nicolas 2009!

En 2009, le préfet de la Ville de Nova Friburgo, M. Heródoto Bento de Mello, a été en visite à Fribourg du 5 au 9 décembre 2009 et a été personnellement salué par St-Nicolas et par Mgr Genoud. Le Préfet a été reçu par L'Association Fribourg-Nova Friburgo. Il a aussi rencontré une délégation du Conseil d'État, les conseils communaux de Fribourg et de Bulle et le président de la Chambre de commerce. Il en a profité pour visiter le Palais fédéral en compagnie de Mme Thérèse Meyer, Conseillère nationale. Son voyage a également été l'occasion de différentes visites: Chocolats Villars, Train du Käserberg, Musée gruérien, etc. Des journées bien remplies et certainement des suites fructueuses!

 

 Film Voyage 2009

Film du voyage à NOVA FRIBURGO 2009.

Voyage au Brésil 2009 - suite-

Paru dans La Liberté du 29.10.2009De syndic à préfet...
Un voyage officiel à Nova Friburgo ne va pas sans un certain protocole. Pour «étiqueter» les voyageurs venus de Fribourg, chaque nom des officiels est inscrit en lettres capitales sur une petite carte ornée des drapeaux suisse et brésilien que chacun pend autour de son cou. Et voilà que le président de l'Association Fribourg - Nova Friburgo (AFNF), Raphaël Fessler, est identifié, de même que le président d'honneur Martin Nicoulin ainsi que tous les membres de l'AFNF. Un coup d'oeil sur la carte de Pascal Corminboeuf, conseiller d'Etat, vaut le détour. Chez lui, il est écrit, «Segretario d'Estade, Pascal Corminboeu» (sic) ce que, pour rire, on traduit littéralement par «secrétaire d'Etat». Quant aux syndics, comme Pierre-Alain Clément, les voilà nommés «Prefeito» ou «préfets». Ce qui fait dire à ce dernier qu'une fois au moins dans sa vie, il aura eu droit à ce titre tant convoité en Sarine-Campagne.
PAS

A VOZ DA SERRA, o diário de Nova Friburgo, agora digitalToda a história de Nova Friburgo escrita nas páginas de A VOZ DA SERRA pode agora ser consultada com um simples clique no computador. O site do Pró-Memória (www.djoaovi.com.br) já disponibiliza on-line as primeiras edições do jornal, publicadas em 1945. Posteriormente serão digitalizadas todas as mais de sete mil edições deste diário, graças a um inovador e inédito programa difundido por uma empresa de informática friburguense. O site oferece busca avançada por tema a ser pesquisado.

Traduction:Toute l'histoire de Nova Friburgo écrite dans les pages d'A Voz da Serrra peut dès maintenant être consultée d'un simple clic sur l'ordinateur. Le site de Pró-Memória (www.djoaovi.com.br) dispose déjà on-line des premières éditions du journal, publiées en 1945. Plus tard seront digitalisées toutes les éditions du journal (plus de 7'000), grâce à un programme inovatif et inédit créé par une entreprise informatique de NF. Le site permettra une recherche avancée selon les thèmes recherchés.

Il me semble que c'est une information qui doit nous intéresser. Cette possibilité ouvre des perspectives sensationnelles pour quelqu'un avide de retrouver des infos non seulement sur NF, mais, par exemple, sur les reflets qu'a donnés le journal des 5 premières rencontres. Et aussi des événements ayant accompagné la fondation de nos deux Associations.

Nova Friburgo
Transformer la Casa Suiça en maison du peuple
La délégation de 325 Fribourgeois au Brésil visitait mardi la Casa Suiça. L’occasion de rencontrer son responsable. Interview.

Redonner vie à la Maison suisse: un des buts de l’Association Fribourg Nova Friburgo en cette année anniversaire.

Aucune inauguration au programme de ce 30e anniversaire de l’Association Fribourg Nova Friburgo (AFNF). Ce qui marque cet événement particulier, pour lequel plus de 300 Fribourgeois sont actuellement en visite au Brésil, c’est la volonté de redonner vie à la Maison suisse, financée grâce à l’AFNF et aux soutiens qu’elle avait trouvés en Suisse dans les années 1990.
De nouveaux moyens, mis à disposition par l’Etat, la ville de Fribourg et la Loterie romande, ont permis l’engagement de Mauricio Pinheiro. Ressortissant brésilien, il possède une solide formation acquise en Suisse dans le domaine de la restauration d’art et de la muséographie. En place depuis juillet, il livre ses premières impressions.

Vous recevez aujourd’hui (n.d.l.r.: mardi) une délégation de 325 Fribourgeois. Qu’est-ce que cela représente pour vous?
Mauricio Pinheiro. C’est un grand plaisir, d’autant qu’il s’agit du premier événement que je mets sur pied depuis mon arrivée en juillet. Le projet auquel est liée ma présence est un souffle nouveau pour la Maison suisse. En tant que ressortissant de Nova Friburgo, puisque c’est là que j’ai grandi avant de venir en Europe pour étudier, je me réjouis de ce soutien de l’Etat de Fribourg.

A quoi doit servir cette Maison suisse?
J’ai reçu un mandat pour animer la partie culturelle. Je m’occupe du Musée de la colonisation, mais aussi de la bibliothèque, de la galerie et des salles de séminaire. Au-delà des faits historiques, expliqués par l’exposition permanente, l’objectif est de montrer comment Nova Friburgo s’est développée, avec les autres colonies allemandes, japonaises, italiennes ou encore libanaises. Nous voulons montrer le visage de la ville aujourd’hui. Des expositions temporaires seront organisées pour provoquer le dialogue entre les différentes cultures et colonies.

Les Fribourgeois de Nova sont-ils réceptifs à ce qui se passe à la Maison suisse?
Je suis de retour depuis trois mois, après plus de dix ans passés en Europe. Il me faudra encore un peu de temps pour mieux sentir les choses. Mais nous pensons que c’est réalisable. Au Brésil, certains descendants des émigrés suisses, comme les autres d’ailleurs, sont très riches, d’autres très pauvres. Comment toucher toutes ces couches sociales? C’est notre objectif, mais cela demandera du temps et on a pris du retard.

Du retard?
Oui, la Casa Suiça a été inaugurée en 1996. Depuis, il ne s’y est pas passé grand-chose. Il n’existe donc aucune mobilisation autour de cette maison.

Les Fribourgeois de Nova n’ont-ils pas d’autres préoccupations que celle de se plonger dans leurs origines?
On trouve toutes sortes de vies au Brésil. L’intérêt que les Fribourgeois portent à leur histoire dépend évidemment de ce qu’ils vivent. Mais connaître ses racines est important pour tout le monde: comprendre d’où l’on vient donne un sens à sa vie, même si on est pauvre. Le fait qu’on m’ait choisi comme directeur est une preuve que le Brésil est bien présent dans cette maison et qu’on veut en faire une maison du peuple. A moi de trouver la stratégie pour que cela se concrétise.

Depuis votre arrivée, qu’avez-vous déjà mis en œuvre?
Le bâtiment souffre beaucoup puisqu’il a peu été entretenu. On a déjà réalisé des travaux pour éviter des infiltrations d’eau dans les sous-sols. Des spots ont été commandés et installés afin qu’on puisse à nouveau accueillir des expositions. Mais le gros morceau sera la réfection du toit, qui demandera un investissement important.

Et votre mandat d’animation?
Pour accueillir des gens, il faut que le bâtiment soit en bon état. Je suis donc à la recherche de partenaires et de sponsors pour financer ces gros projets. Mon engagement est un nouvel effort de la part des Suisses qui souhaitent faire vivre cette Casa Suiça. Ce qui permettra de cultiver les liens entre Fribourg et Nova Friburgo, en suscitant davantage l’intérêt de la population locale. Mais on aimerait maintenant que les autorités de Nova Friburgo s’engagent elles aussi.

Est-ce que c’est une condition?
Non, avec ou sans soutien politique, on avancera. Je suis payé pour trouver des solutions, pas pour pleurer. Mais il faut être réaliste: on avancera plus vite si le monde politique nous soutient.
Ce reportage a été réalisé dans le cadre du voyage organisé pour le 30e anniversaire de l’AFNF
Succès croissant pour la fromagerie
Après quelques années difficiles, la fromagerie-école située à côté de la Maison suisse semble avoir trouvé une stabilité. Les locaux de fabrication et la partie commerciale sont désormais loués au fromager responsable, André Guedes, qui exploite la fromagerie en famille. En poste de longue date, il avait suivi les enseignements d’Othmar Raemy, fondateur de la fromagerie, et était venu se perfectionner en Suisse.
Après six mois à Grangeneuve, il avait effectué des remplacements dans des fromageries à Romont et à Vuisternens-en-Ogoz. Il avait aussi passé quarante jours sur l’alpage, à Varvalanna, dans la vallée du Motélon. «Des expériences inoubliables», relève André Guedes. Désireux d’offrir cette possibilité à d’autres, il accueille régulièrement des stagiaires suisses par le biais d’échanges avec Grangeneuve.
La fondue en pole position
La fromagerie suisse produit 10 tonnes de fromage par mois, dont 4,5 tonnes sont vendues via le magasin. Même si l’un des fromages s’appelle Moléson, il est très différent des pâtes mi-dures connues des palais helvétiques. Législation oblige, le lait est ici pasteurisé avant la fabrication. «Les arômes se perdent», admet le fromager.
Au total, 18 produits différents sont élaborés ici, de type suisse, mais aussi brésilien. «La fondue reste notre principal marché, avec un mélange très doux qui ne ressemble pas à ce que vous connaissez en Suisse», indique André Guedes. Au Brésil, les habitants consomment trois kilos de fromage par année, contre 22 en Suisse. «Mais ce chiffre augmente régulièrement, se réjouit André Guedes. Les goûts des Brésiliens deviennent aussi plus sophistiqués. Ils commencent à apprécier des produits aux saveurs plus marquées.»
Le lait de la fromagerie suisse – 2800 litres par jour – est produit dans la région de Nova Friburgo. Ici, une vache donne en moyenne moins de 10 litres par jour, mais le lait est plus riche en graisses et en protéines que le lait suisse. «Sur nos 16 producteurs, seuls deux ont une machine à traire, les autres traient à la main.»

Sophie Roulin – La Gruyère - 22 octobre 2009